Histoire des Compagnons Vignerons de Joachim du Bellay
Histoire de la Confrérie des Compagnons Vignerons de Joachim du Bellay
Fondée en 1975 à Liré, village natal de Joachim du Bellay, la Confrérie des Compagnons Vignerons est née d’une volonté simple : faire vivre les traditions de la vigne et préserver l’héritage humaniste du poète ligérien.
Depuis près de cinquante ans, elle rassemble vignerons, passionnés, confréries amies et amoureux du terroir autour d’un même mot d’ordre :
« Vin et Littérature »
"Faucheurs, coupeurs, vendangeurs, louez donc le pré, le champ, le vignoble angevin."
La fondation de la Confrérie des Compagnons Vignerons de Joachim Du Bellay (1975)
Le 7 juillet 1975, au Grand Logis de Liré, berceau du poète Joachim Du Bellay, a été fondée une nouvelle confrérie :
Les Compagnons Vignerons de Du Bellay.
Une confrérie “plus intellectuelle que vineuse”
Dès sa naissance, la confrérie se distingue par un caractère particulier.
Le maire de Liré, Bernard Chavanon, et M. Sy, président des Angevins de Paris, donnent le ton : cette confrérie ne sera pas seulement dédiée au vin, mais aussi à la culture, à l’esprit et à l’héritage littéraire du poète angevin.
Plusieurs personnalités assistent à la cérémonie de fondation :
M. Le Baut de la Morinière, conseiller général,
M. Ligot, député-maire de Cholet,
Des notaires, des peintres, des poètes, des vignerons,
Ainsi que le couple Sy et l’adjoint de Liré, M. Allard.
Tous soulignent la volonté de créer un lien entre le monde vigneron, les arts, la littérature et les traditions angevines.
L’organisation du premier chapitre
Le chapitre fondateur, chargé d’administrer la confrérie, est composé comme suit :
Grand Maître : M. Bernard Chavanon, maire de Liré
Grand Chancelier : Dr Martin, de Grandchamp
Grand Épistolier : Me Levoyer, notaire à Champteussé
Grand Échanson : M. Sécher, vigneron
Grand Chansonnier : M. … (nom peu lisible sur l’article)
Maître de Robe : M. Aubert
Parmi les membres fondateurs figurent également des figures reconnues : Dr Bourgouin, Mme Trachet, les Angevins de Paris, etc.
La confrérie adopte une robe simple, de couleur claire, symbole de sobriété et d’élégance.
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Un objectif culturel et non commercial
Le maire insiste :
« Notre confrérie ne sera pas une organisation commerciale, mais une fraternité d’honneur et de désintéressement. »
Son but est triple :
1. Honorer le vin angevin
…mais sans en faire un outil promotionnel.
Il s’agit davantage de défendre une vision du vin comme culture, comme expression d’un terroir.
2. Faire vivre l’esprit de Joachim Du Bellay
La confrérie reprend les valeurs humanistes du poète :
attachement à la terre natale,
sensibilité littéraire,
célébration de la langue française.
3. Créer des liens entre vignerons, artistes et artisans
La confrérie souhaite rapprocher des mondes souvent séparés :
les vignerons,
les écrivains,
les peintres,
les sculpteurs,
les artisans d’art.
Elle projette même de remettre chaque année un prix récompensant une œuvre littéraire ou artistique, perpétuant la mémoire et l’esprit du poète liréen.
Une confrérie au service de Liré et de l’Anjou
L’article note que la confrérie travaillera en lien étroit avec les Amis du Petit Lyré, et qu’elle s’inscrira dans la tradition angevine de convivialité, de poésie et de vin.
Elle ambitionne de devenir une force de rayonnement culturel, tout en restant profondément ancrée dans le pays de Du Bellay.
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Un jumelage inoubliable avec la Commune Libre de Montmartre (1978)
En 1978, un événement singulier vint sceller l’amitié entre deux terres pourtant éloignées : la douce vallée ligérienne de Liré, chère à Joachim du Bellay, et la mythique Butte Montmartre, haut lieu de l’esprit parisien. Cette année-là, un cep issu du vignoble de Liré fut solennellement planté sur les pentes du vignoble montmartrois, symbole vivant d’un jumelage fondé sur la culture, le vin et la fraternité entre communes.
La cérémonie rassembla confréries, élus, vignerons et amoureux du patrimoine. Tous virent dans ce geste la rencontre de deux traditions viticoles :
– l’une, angevine, marquée par la douceur ligérienne et la poésie ;
– l’autre, parisienne, survivante héroïque d’un vignoble plusieurs fois menacé mais toujours célébré au rythme des vendanges de Montmartre.


Planter un cep de Liré à Montmartre, c’était affirmer que la vigne dépasse les frontières ; qu’elle unit les hommes par le travail, la fête et la mémoire. Ce cep, enraciné dans un sol chargé d’histoire, représentait l’attachement réciproque des deux communes à leurs terroirs et à la transmission de leur patrimoine viticole.
Ce jumelage restera comme un moment fort : un pont planté entre l’Anjou et Paris, entre la ruralité et la capitale, entre les confréries ligériennes et les traditions montmartroises.
Aujourd’hui encore, il rappelle que la vigne n’est pas seulement une culture : c’est une culture commune, un lien vivant qui traverse les générations.

Le Rite d’Intronisation
Le rite d’intronisation est l’un des moments les plus forts de la vie d’une confrérie. Plus qu’un simple cérémonial, il s’agit d’un passage symbolique, un geste de reconnaissance et d’engagement qui lie le nouveau membre à l’histoire, aux valeurs et aux traditions du groupe.
Lorsque le candidat avance, il laisse derrière lui sa simple condition de visiteur ou d’ami pour devenir compagnon. Chaque élément du rituel porte un sens :
– la parole du Grand Maître, qui évoque les vertus de la vigne, de la mémoire ou du terroir, scelle la transmission ;
– le geste symbolique d’un serment, marque l’instant précis où l’on accueille le nouveau membre parmi les siens.
– la dégustation de l'élixir
– la médaille de Joachim du Bellay, héritière d’antiques usages, rappelle que l’intronisé s’inscrit dans une lignée ;
– le diplôme de la confrérie avec les regrets
On n’est pas intronisé par hasard : on l’est parce qu’on reconnaît dans la personne l’esprit de la confrérie, sa fidélité aux traditions, son attachement à la terre, à la culture ou au vin. L’intronisation est donc autant un honneur qu’une responsabilité. Le récipiendaire s’engage à défendre un art de vivre, un patrimoine, une convivialité.
Enfin vient le moment du baiser de bienvenue, du verre partagé, du chant de ralliement, qui transforme le rite en fête. Car l’intronisation n’est pas seulement un acte cérémoniel : c’est une promesse d’amitié et de fraternité. Elle rappelle que les confréries ne vivent pas dans les livres mais dans les hommes et les femmes qui les incarnent.
Ainsi, chaque intronisation prolonge un héritage séculaire. Elle fait passer la tradition d’une génération à l’autre, comme on passe une coupe de vin — avec respect, fierté et joie.

LA SAINT VINCENT
Chaque année, les Compagnons Vignerons de Joachim du Bellay célèbrent la Saint-Vincent, fête majeure de la Confrérie et hommage au saint patron des vignerons.
La journée s’ouvre par le défilé en habits, la bannière de Joachim du Bellay en tête, rappelant l’attachement profond de la Confrérie à la terre de Liré et à la poésie du maître angevin.
Une bénédiction de la vigne et du vin marque ensuite le souhait d’une année généreuse et rend grâce au travail des vignerons d’Anjou.
La cérémonie inclut souvent des intronisations, moment fort où de nouveaux membres prêtent serment de défendre la vigne, le terroir ligérien et la mémoire du poète.
La fête se poursuit dans la convivialité, autour du vin et du partage, fidèle à l’esprit de fraternité qui unit les Compagnons.

La Confrérie et la Viticulture : un lien indissociable
Au-delà des cérémonies, la confrérie entretient un rapport étroit avec la vigne.
des visites de domaines,
des dégustations accompagnées de vignerons,
des sélections de vins,
des rencontres dans les chais,
et même des activités de vendange.
Les Compagnons participent activement à la promotion des vins des Coteaux de Loire, et valorisent les cépages emblématiques de la région : Chenin, Cabernet Franc, Gamay, Sauvignon…
Une confrérie vivante depuis 50 ans
À travers toutes ces images, se dessine le portrait d’une confrérie profondément attachée :
à son terroir,
à ses traditions,
à la Loire,
et à l’esprit de Joachim du Bellay.
Aujourd’hui encore, les Compagnons poursuivent cette mission avec passion, fierté et convivialité.